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Pseudo: semmoudi brahimCatégorie: ImmobilierRecommander ce blog

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Mercredi 13 Février 2008

Un cahier des charges vise à définir exhaustivement les spécifications de base d'un produit ou d'un service à réaliser. Outre les spécifications de base, il décrit ses modalités d'exécution. Il définit aussi les objectifs à atteindre et vise à bien cadrer une mission. En interne, le cahier des charges sert à formaliser les besoins et à les expliquer aux différents acteurs pour s'assurer que tout le monde est d'accord. Il sert ensuite à sélectionner le prestataire et à organiser la relation tout au long du projet. Il est considéré comme un référentiel contractuel partagé par le prestataire et l'équipe interne, ce qui en fait un outil fondamental de communication du chef de projet.


Le cahier des charges est un document contractuel. Il permet de remplir l'obligation générale d'information du vendeur ou du prestataire vis-à-vis de son client (code de la consommation, Livre Ier, titre Ier, chapitre Ier).

Article détaillé : Obligation d'information.
Partie technique dans un Cahier des Charges [modifier]

La partie technique d'un Cahier des Charges doit se limiter à énumérer les contraintes techniques avérées. Le recours à tel ou tel serveur d'applications, le budget de fonctionnement, la plate-forme de déploiement par exemple. L'erreur la plus courante est de confondre préférences et contraintes. Ceci cause des incompréhensions et des remises en causes aussi tardives que dramatiques. Pour remédier à ce problème, il faut confier la rédaction du cahier des charges à un non technicien et fournir le même niveau de détail pour chaque besoin.

On peut aussi faire appel à un expert pour valider la cohérence du cahier des charges. Cela réduit considérablement les risques et coûte typiquement entre 300 et 500 euros.
Un cahier des charges est constitué de 2 grandes parties une arborescence fonctionnelle et un tableau d'analyse fonctionnelle : c'est le cahier des charges fonctionnel. Un cahier des charges doit enumérer des fonctions de service. Le cahier de charge est un exemplaire de ce que le client doit savoir sur son projet et ce qu'il va consommer.

Plan d'un cahier des charges [modifier]
Chapitre 1 – Présentation du projet
  • Contexte
  • Historique
    • Objet du projet
  • Organisation du projet
    • Comité de pilotage
    • Groupe de projet
    • Maîtrise d’ouvrage
    • Maîtrise d’œuvre
    • Prestataire
  • Environnement du projet
    • Existant fonctionnel
    • Existant technique
Chapitre 2 - Description du projet
  • Périmètre du projet
    • Positionnement du projet
    • Description générale du projet
  • Description des besoins fonctionnels
    • Besoins fonctionnels en « front office »
    • Besoins fonctionnels en « back office »
    • Points clés fonctionnels
  • Description des besoins techniques
    • Architecture technique
    • Configuration logicielle
    • Configuration matérielle
    • Sécurité
  • Reprise de l’existant
Chapitre 3 - Prestations attendues
  • Présentation des prestations attendues
  • Cadre de la réponse
    • Informations générales
    • Documents à remettre lors de l'appel d'offre
    • Bordereau de prix (liste exhaustive de tous les coûts)
    • Critères de choix
  • Exigences
    • Exigences techniques
    • Exigences ergonomiques et graphiques
  • Annexes
  • Contact
publié par semmoudi brahim dans: PROJET URBAIN
Mercredi 13 Février 2008

VIVRE LES VILLES à la découverte de l’architecture et de l’urbanisme de votre ville Du 16 au 19 mars 2006

Jean-Louis Borloo, ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, Dominique Perben, ministre des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication lancent la deuxième édition de l’opération Vivre les Villes, à la découverte de l’architecture et de l’urbanisme de votre ville, du 16 au 19 mars prochain. Cette manifestation, organisée du 16 au 19 mars prochain, propose à tous les citoyens de partir à la découverte de leurs villes pour mieux en comprendre la constitution, le fonctionnement et l’évolution. Pendant quatre jours, du jeudi au dimanche, sur l’ensemble du territoire, Vivre les Villes s’adresse chaque jour à un public différent : scolaire (le jeudi), professionnel (le vendredi) et familial (le samedi et le dimanche). L’opération met en valeur des réalisations architecturales, urbaines et paysagères exemplaires par le biais d’un programme de visites guidées, à pied, en bus, à vélo, animées par des professionnels. Ces visites sont complétées par des conférences, des débats, des expositions, etc… .

Vivre les Villes incitera ainsi les habitants à s’approprier pleinement leur ville en leur permettant d’appréhender les enjeux du développement urbain et le rôle des professionnels de l’aménagement dans l’amélioration du cadre de vie. Cette manifestation permet de faciliter les échanges entre commanditaires, concepteurs et habitants, afin de favoriser l’émergence d’une culture architecturale et urbaine. Acteurs de la ville, architectes, urbanistes, paysagistes, élus, chercheurs, maîtres d’ouvrage, ingénieurs, critiques, institutionnels, professeurs et étudiants, responsables des centres de diffusion de l’architecture et de l’urbanisme participent ainsi à cet événement. Vivre les Villes est mis en oeuvre par un comité de pilotage national animé par la direction de l’architecture et du patrimoine, et la direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, relayé dans chaque région par les comités régionaux placés sous l’autorité des préfets de région.

En 2004, plus de 350 événements ont été proposés dans 143 villes réparties en 24 régions. 7.000 enfants et adolescents ont participé à plus de 30 visites et parcours, 10.000 promeneurs ont été recensés à travers parcours et visites, 100.000 visiteurs ont fréquenté les 77 expositions à travers toute la France, plus de 5.000 auditeurs ont assisté à 46 conférences.

communiqué de Presse, ministère de la culture

Contact presse au ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et au ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer Mission de la communication de la DGUHC :

Pascale Joinville 01 40 81 97 02, pascale.joinville@equipement.gouv.fr

Contact presse ministère de la culture et de la communication Direction de l’architecture et du patrimoine

Christine André, 01 40 15 75 22, andre.ext@culture.gouv.fr
publié par semmoudi brahim dans: PROJET URBAIN
Vendredi 01 Février 2008
Alain Douangmanivanh


A travers ce cours, je vous propose une méthodologie pour aborder l’analyse territoriale d’un site, dans le cadre d’un projet urbain. L’analyse constitue une étape essentielle dans le processus de la conception urbaine et architecturale. Plus qu’une simple lecture du site, l’analyse permet de définir clairement les orientations premières du projet. Par la suite, vous verrez qu’il s’agit aussi d’un outil de rationalisation du projet et un outil de négociation entre les différents acteurs. Je vous conseille donc vivement de ne pas sauter cette étape dans l’écriture du projet.

L’analyse comme projet

L’analyse surpasse le stade de simple lecture du lieu de type descriptive, elle est avant tout d’ordre prospective, c’est à dire que l’on va analyser dans l’intention première de projeter. L’analyse permet donc de vérifier et d’affirmer certaines hypothèses de travail.

L’objectif de cette analyse est :
  D’identifier les caractère fondamentaux d’un territoire donné en terme de paysage, d’urbanisme et d’architecture ;
  de mettre en évidence les pièces constitutives de ce territoire ( ou les contenus de ce territoire) ;
  de montrer les évolutions du territoire ;
  de mettre en évidence les points forts à valoriser et les problèmes à corriger ( diagnostic)
  de définir les enjeux du projet urbain
  de conclure sur les premières orientations à envisager

Méthodologie : un processus en trois étapes : lire, comprendre, traduire

L’analyse consiste à repérer les « matériaux » du jeu », c’est à dire les limites, les relations et les contenus du territoire, de mettre en valeur les points forts et de diagnostiquer les points faibles. En d’autres termes nous décomposons le territoire en ses pièces maîtresses.

Lire (analyse)

Dans un premier temps il s’agira d’effectuer une lecture des échelles territoriales, urbaines et architecturales à travers différentes dimensions, que nous nommerons paysagère, historique, morphologique et analysé selon les limites, les relations et les contenus.

Ces trois niveaux de lecture permettent d’expliquer la causalité des limites, des relations et des contenus en présence et d’en dégager les principales caractéristiques. En abordant la lecture du territoire par ses limites, ses relations et ses contenus, nous avons déjà commencé à l’analyser.

Comprendre (enjeux, stratégie)

Dans un deuxième temps, il s’agira d’utiliser les bases de connaissances, la culture des lieux, les bases théoriques pour tirer profit de ces lectures et pour ne pas rester sur de la simple lecture mais pour se tourner vers une analyse prospective.

Traduire (projet urbain)

Dans un troisième temps montrer qu’à partir de ces éléments d’analyse (lecture, compréhension et théorie) on est capable d’en tirer les enjeux et les conclusions susceptibles de fonder une stratégie pour le projet urbain et architectural.

Eléments d’analyse territoriale
Plusieurs niveaux de lecture et d’analyse

La dimension paysagère

Il s’agit d’une dimension qui permet de cerner ce qui est originel, ce qui est d’ordre « mythique », en d’autre termes et pour citer le livre de Norberg Schulz, la dimension paysagère permet de cerner le Genius Loci du lieu ( le Génie du lieu).

La dimension paysagère permet d’entrevoir ce qui est existentiel (vérité), ce qui est donné dans un lieu avant les transformations de l’Homme.

La dimension historique

Au-delà de l’intérêt rétrospectif, la connaissance historique du phénomène urbain permet de réintégrer au sein de la ville tous les plis de la connaissance du passé.

La lecture historique scrute l’évolution des conceptions de l’espace, antique, médiéval, classique, industriel, et contemporain au fil du temps , elle nous renseigne sur le mode de croissance, dont l’étude s’avère selon la méthode d’analyse de Philippe Panerai, une étape importante de l’analyse urbaine, car elle offre une appréhension globale de l’agglomération dans une perspective dynamique et révèle les points fixes des transformations antérieures, et désigne les logiques profondément inscrites dans les territoires qui éclairent les enjeux des aménagements actuels .

Elle permet de comprendre la forme urbaine actuelle dans ce qu’elle exprime de son héritage historique, de retrouver des filiations avec les formes anciennes. En effet il est inutile de parler de forme urbaine si l’on ne sait pas ce qui la construit effectivement au risque de penser l’espace urbain comme scénographie du vide.

En s’interrogeant sur le pourquoi de telles configuration urbaine, on découvre un double horizon de causalités et de finalités : cet aménagement a telle forme parce qu’auparavant il y avait ceci et/ou parce qu’on voulait obtenir cela. En postulant l’intelligibilité de la forme urbaine dans ces termes, on fait de la ville un objet historique .

La compréhension de la forme urbaine rend possible l’expérimentation, a posteriori. Ainsi espère-t-on mieux assurer son évolution ultérieure. La ville offre à tout moment un potentiel de transformation qu’il s’agit d’exploiter le plus judicieusement possible .

La dimension morphologique

La morphologie des tracés urbains ou tracés de plans de ville est un instrument de composition urbaine indispensable, contribuant à la forme urbaine, (les tracés urbains représentant des tracés virtuels de composition).

Dans l’ouvrage qu’il consacre à la qualité de la forme urbaine A. Lévy rappelle : « De même que pour les tissus urbains, la notion de morphologie des tracés recouvre la manière dont les tracés reconnus sont distribués dans l’espace de la cité globale en fonction des différents stades de croissance urbaine et leurs modalités d’extension ».

D’où l’importance de la relation entre les types de tracés parcellaires (trame foncière) et bâtis (alignement/ implantation) qui devient essentielle à déterminer pour saisir le mécanisme de formation de la composition urbaine. De même la trame foncière confirme la cohérence du parcellaire, (il est possible de dessiner sa structure). Elle peut faire apparaître la part de géographie et celle d’histoire, en dispensant une compréhension approfondie du paysage.

La notion de tracés a évolué dans le temps. Aujourd’hui, sa définition ne se limite pas aux tracés traditionnels : le dessin des espaces libres (soit les axes ordonnateurs), mais elle s’est étendue à tous les types possibles de tracés : parcellaires, viaires, bâti intervenant dans la composition urbaine et permettant de comprendre et d’en concevoir la forme...Eux-mêmes ont varié suivant les époques de réalisation et les transformations dont ils ont été l’objet. Ces tracés s’offrent comme des potentialités pour amorcer et favoriser l’évolution de la cité.

Plusieurs échelles de lecture et d’analyse

Le territoire réunit principalement trois échelles : l’échelle territoriale, urbaine et architecturale. Une lecture du territoire à travers ces trois échelles permet d’identifier ce qui est de l’ordre du territoire, de l’urbain ou de l’architecture, et surtout il permet de comprendre comment s’articule ces trois échelles.

L’échelle territoriale

L’échelle territoriale met en corrélation les échelles urbaines et est surtout liée à l’espace du Champ de vision et de la locomotion.

L’échelle urbaine

L’échelle urbaine met en corrélation les échelles architecturales et est surtout liée à l’espace de l’action et de la locomotion.

S. Czarnowski : « Remarquons d’abord que tout morcellement, c’est à dire toute division de l’étendue en territoires ou en parcelles de quelque chose que ce soit, est accompagné d’une séparation efficace. J’entends par là qu’il entraîne nécessairement la reconnaissance ou le tracement d’une limite, qu’on se représente être réelle, infranchissable en principe, et en principe qu’on ne peut franchir qu’en se conformant à des conditions précises. »

L’échelle architecturale

L’échelle architecturale met en corrélation les échelles humaines et est surtout liée à l’espace d’expérience. A cette échelle, l’homme est confronté à son espace d’expérience.

Conclusion

L’analyse est une étape clé du projet urbain. Elle consiste avant tout à mettre en place une méthodologie de lecture et de compréhension des territoires, afin de définir un diagnostic puis les enjeux du projet. L’analyse, plus qu’une étape est le premier accomplissement du projet.

A.DMV
"L’architecture éveille des émotions, l’architecte se doit d’éveiller des émotions justes" ( A. LOOS).
illustration ©HENRI CARTIER BRESSON
publié par semmoudi brahim dans: PROJET URBAIN
Vendredi 01 Février 2008
الدراسات التنفيذية والتصميمية و التحليلية الحديثة لأي مشروع تتم عبر عدة مراحل منها؛ :

تحقيق متطلبات العمارة الخضراء للحفاظ على ممتلكات الأجيال القادمة والترشيد باستهلاك الطاقة باستخدام عوازل حرارية طبيعية للجُدر وسماكات ومواد ملائمة لها, وتقليل استهلاك الكهرباء ذات التأثير البيئي السلبي المزدوج كتأثيرات الكهرومغناطيسية الضارة بالإنسان واستنزاف طاقه نفطية ملوثة, ويتم عبر التقليل في مواصفات التجهيزات الكهربائية العالية الاستهلاك في المباني - توفر أجهزة حديثة اقتصادية- وباستخدام أجهزة تعتمد على التشغيل أو التسخين الشمسي والحفاظ على المياه بإعادة استخدامها والحفاظ على بيئيه صحية داخل مبانينا باستخدام كل الوسائل الطبيعية كالإضاءة الشمسية والتهوية بغير تكييف والأثاث من مواد الطبيعة ومواد الإنشاء المحلية الطبيعية. هذا كما تشمل الدراسات تحليل الموقع والبيئة الطبيعية من أشجار ومياه وأنظمة وطرق البناء المتاحة للبناء. وكذالك عبر مخطط الموقع العام موضحاً عليه حدود الأرض وموقع البناء ونسبته وحدود الجوار ، ومواقف السيارات والمداخل والمخارج ، وعروض الشوارع والارتدادات والمناسيب المختلفة للأرضيات المحيطة بالمبنى. وعمل المساقط الأفقية للأدوار المختلفة موضحاً عليها اتجاه الشمال وجميع الأبعاد والمناسيب ومقياس الرسم وجداول التشطيبات. مع كل واجهات المبنى موضحاً عليها الارتفاعات وأنواع مواد النهو, والقطاعات المعمارية أحدها ماراً بالدرج موضحاً الأفكار التصميمية ، و عليها المواد المستخدمة لتشطيب الأرضيات والأسقف والحوائط وكذلك الأبعاد والمناسيب, مع التفاصيل المعمارية اللازمة, مثل تفاصيل السلالم والأرضيات والحمامات.

المشاريع التنفيذيه

ويراعى مطابقة التصميم للمعايير الخاصة بأنظمة البناء العادية والبيئية, كالارتفاعات و نوع الاستخدام والبروزات و الارتدادات الملائمة للتشيل والمناخ, نسبة البناء إلى المناطق المفتوحة كمواقف السيارات والحدائق والبدروم. وملائمة المداخل والمخارج للمبنى مع حركة السير في الشوارع المحيطة. مع تدقيق شامل لمساحات وعروض كل من الفراغات الداخلية والخارجية. وكذا التأكيد على توفير البيئة الصحية الداخلية السليمة من مواد غير ضارة مع استعمال مواصفات التأثيث الطبيعية, الإضاءة الطبيعية والصناعية وكذلك التهوية لكافة الفراغات. ومراجعة الواجهات جمالياً والمواد الملائمة والألوان الملائمة للبيئية المحيطة الطبيعية والمناخ وبما يتلاءم مع الطابع المعماري للمنطقة أو المدينة التي تقع بها مع مراعاة استخدام العوازل الحرارية وحسب تعليمات المهندس المعماري البيئي المنظم لذلك ومراعاة توفر اشتراطات السلامة؛ إطفاء الحريق ـ الإنذار بالحريق ضمن المخططات ثم جلوس المعماري مع الإنشائي من اجل مطابقة الحلول المعمارية للإعمال الإنشائية؛ المحاور والأبعاد, مواقع الأعمدة . و تطبيق شروط العمارة الزرقاء والخاصة بذوي الاحتياجات الخاصة, المعوقين والعجزة. وتوفير الخصوصية الاجتماعية والدينية لوحدات المباني المجاورة. والدراسات الإنشائية التحليلية لأي مشروع تتم عبر: تحديد مواصفات استعمال مواد لا تستهلك طاقة عاليه في تكوينها أو تشكيلها أو تطبيقها وكذا مواد طبيعية إنشائية متلائمة مع المحيط الطبيعي, والتقليل من حركة تنقلات المواد أو قريبة من موقع العمل حتى لا تلوث تلك المواد محيط دائرة قدره ميلا على الأكثر أو تزيد من استهلاك وقود النفط للتوريد للموقع . كما ويشمل عمل المخططات الإنشائية للأساسات والميد والجدران الساندة والأعمدة موضحاً عليها المحاور والأبعاد والتفاصيل اللازمة. ومخططات تسليح أسقف الأدوار المختلفة والسلالم مع جداول التسليح والتفاصيل التي تشمل القطاعات المختلفة والأبعاد وتسليحها وكيفية توزيع الحديد. إضافة إلى الخزان الأرضي والخزان العلوي شاملة تفاصيل تفريد حديد التسليح وكذا العزل المائي وخزان الصرف الصحي, البيارة. مع التفاصيل الإنشائية شاملة الأبعاد وتفاصيل التسليح. مع المذكرة الحسابية وتقرير دراسات التربة للمباني التي يزيد عدد أدوارها عن أربعة أو المباني التجارية. مع تحديد إجهاد الخرسانة التصميمي ، وكذلك إجهاد الخضوع لحديد التسليح والأحمال الحية والميتة وعدد أدوار المبنى واستعمال الأدوار المختلفة ، وأية ملاحظات إنشائية أخرى مطلوبة التدقيق فيها. ولتنفيذ المخططات يتم مراجعة التصاميم و المذكرة الحسابية للمخططات الإنشائية والتأكد من وجود جميع الرسومات والتفصيلات الإنشائية بمقياس رسم مناسب والتأكد من توفر الاشتراطات الخاصة بالتربة ومراجعـة تصاميم الأساسات لمعرفة إجهاد التربة الموجود ومقارنته بالمسموح به ، ونوع وعمق التأسيس ، والاحتياطات الخاصة بعزل الأساسات في حالة ارتفاع منسوب المياه الجوفية. ومطابقة المخططات الإنشائية مع المخططات المعمارية كما سبق ذكره ، والتأكد من أن جميع المتطلبات المعمارية قد أخذت في الاعتبار,المحاور والمناسيب والواجهات والتأكد من توفر جميع التفاصيل الإنشائية ولوحات محاور الأعمدة وجداول التسليح.


والدراسات التحليلية الكهربائية لأي مشروع تتم عبر؛ وضع شروط ومواصفات المعدات الخضراء الموفرة للطاقة كالمصابيح الحديثة القليلة الاستهلاك والصحية الغير مسببة للإبهار أو لا تنبعث منها إشعاعات كهر وضوئية ضارة بجسم الإنسان و كذا معدات التحكم الآلي الالكترونية والرخيصة بألا صل على ألمدي الطويل بفعل ما توفره من أموال لطاقة مهدره, وهي تعمل على الغلق أثناء شعورها بعدم وجود أشخاص في المكان أو أثناء الإضاءة الطبيعية الملائمة وقدرتها على تمييز شدة إضاءة المكان واحتياجاته من الإضاءة بحيث تتلاءم مع الإضاءة الطبيعية عبر خلايا استشعارية حساسة للضوء. هذا بالضافة لوجود تجهيزات تسخين المياه الشمسية والمجانية الطاقة وعليه يجب تحديد نوعية وكمية هذه المعدات تمهيدا لتركيبها. كما وتشمل المخططات على مخطط توزيع وحدات الإضاءة مستقل لكل دور من أدوار المبنى. و توزيع القوى, برايز عادية، مكيفات، مراوح، سخانات. و الهاتف وهوائي التلفزيون وشبكة الاستدعاء, خارجي / داخلي. والساعات. و شبكة إنذار الحريق بحسب أهمية المبنى. و شبكة تأريض المبنى. و مانعة الصواعق. و لوحات التوزيع. ومسار الكابلات. المخططات الأحادية لكل نظام من الأنظمة المستخدمة في المبنى. ويتم مراجعتها والتأكد من مطابقتها للمواصفات القياسية اليمنية أو العالمية, كجداول الرموز الكهربائية ومطابقتها على التصميم, جداول الأحمال. وتدقيق حسابات شدة الإضاءة. وحسابات أحمال الدوائر الكهربائية ومطابقتها على التصميم, جداول الأحمال. ومراجعة حساب الفقد في الجهد وملاحظة ألا يزيد هبوط الجهد عن 2.5 ٪ من لوحة التغذية حتى أبعد نقطة في المبنى. ومراجعة أحمال المحولات الكهربائية, وبيانات اللوحات الكهربائية الفرعية والعمومية ومطابقتها للأحمال, سعات القواطع الرئيسية والفرعية ، مقاطع الأسلاك والكابلات ، وجود المحايد والأرضي. ومن نظام تغذية المبنى بالتيار الكهربائي, الجهد ، عـدد الأطوار ، الفازات، الذبذبة.حسب المناطق, سكنية / صناعية. والتأكد من اشتمال التصميم على وسائل الحماية الكهربائية الأساسية ضد, زيادة الحمل، التسرب الأرضي ، انخفاض الجهد. مع مطابقة ترقيم الدوائر الكهربائية مع أرقام القواطع الفرعية بلوحات التوزيع الكهربائية. و إرشادات تمديد ماسورة الهاتف العمومية حسب تعليمات الجهة المختصة. و بيان كيفية تنفيذ وإنشاء شبكة التأريض و مانعة الصواعق.

الأعمال الميكانيكية:

قبل تركيب معدات التكييف يجب التحقق من إمكانية استخدام التكييف الطبيعي عبر استحداث فتحات للمباني القائمة لسهول دخول التبريد الطبيعي . أو عبر التحقيق من أن التصميمات المعمارية للمبنى الجديد التي قام بها المهند س ملائمة وغير مكلفة التشغيل فالحل المعماري الآن أصبح لديه الحلول الكثيرة الموفرة للطاقة ولمبالغ التشغيل الغير ضرورية وبالتالي فعليه عمل تصميم معماري لا يستهلك طاقة للإضاءة ولا للتهوية أو التبريد بل وقد تساعد الحكومة بتزويدها عبر المبنى الخاص بك بالكهرباء الذي ينتجها منزلك عبر معدات توليد الطاقة من الشمس أو من هبوب الرياح ثم تعوضك الحكومة في الأيام التي قد تكون غائمة أو بدون ريح وما عليك إلا شراء تلك المعدات المتوفرة الآن في الأسواق والتي تسترد ثمنها بالأساس خلال سنوات قليلة بما تم توفره من تكليف الطاقة . هذا بالإضافة إن وجدت تكييفات فهناك مخططات تشمل مخطط لتوزيع وحدات التكييف أو أي أجهزة ميكانيكية مستقلة لكل دور من أدوار المبنى. و لمسارات وأحجام مجاري التكييف المركزي, و توزيع القوى, برايز عادية، مكيفات، مراوح، سخانات, و لشبكة ونظام إطفاء الحريق. ويتم مراجعة المخططات الميكانيكية والتأكد من مطابقتها للمواصفات القياسية اليمنية أو العالمية المعتمدة لجداول الرموز الميكانيكية وجداول الكميات ومطابقتها على المخططات. وتدقيق حسابات التكييف المركزي والتهوية وأية أعمال ميكانيكية أخرى. حساب أحمال الخدمات الميكانيكية ومطابقتها على التصميم, جداول الأحمال, مطابقة ترقيم مفاتيح التشغيل للمعدات أو الوحدات الميكانيكية بلوحات التشغيل على الأرقام. التأكد من كتابة الإرشادات العمومية حسب التعليمات.التأكد من وجود رسومات إيضاحية لبيان كيفية تنفيذ المعدات والوحدات أو الأجهزة الميكانيكية. المخططات الصحية: وتشمل قوائم المواصفات والعدد الصحية الموفرة للمياه بما يزيد عن 50% على الأقل مثل الحنفيات الخاصة والمراحيض الغير مزدوجة الاستخدام ليسهل تجميع مياه الغسيل والاغتسال بشبكة مياه تسمى صرف العمل وأخرى شبكة صرف قذرة بحيث يعاد استعمال الماء العادي في أعمال السقي للحديقة أو لغرض التنظيفات الأخرى, وكذا وجود مخطط عام موضحاً عليه مناسيب الشوارع والمواسير الخاصة بالتمديدات وغرف التفتيش وربطها بالمبنى مع التصريف العمومي. المساقط الأفقية. موضحاً عليه مختلف أنواع التركيبات والمواسير المستخدمة وأقطارها إلى خزان الصرف الصحي والتفاصيل لغرف تفتيش وملحقات المواسير والغطاءات. مع مخطط للسطح موضحاً عليه ميول تصريف الأمطار وأماكن التصريف وأقطار الأنابيب المستعملة بها واتجاه الصرف واتجاه التجميع. ومخطط تصريف السيول ومياه الأمطار وتجميعه للاستفادة منه في الزراعة وغسل العدد. مع مراعاة أن تكون مواقع خزانات المياه – الأمطار ومياه الشرب - الأرضية بعيدة عن مصادر التلوث كخزانات الصرف الصحي وغرف التفتيش ، وأن تكون مرتفعة عنها بما يسمح أن يكون اتجاه سير المياه السطحية من الخزان إلى البيارة وليس العكس ، وأن تكون مجاورة للسور ما أمكن. وتناسب سعة خزان المياه مع حجم المبنى أو عدد الشقق والسكان المستفيدين بحيث ، مع عمل هبوط صغير بقاع الخزان ذات ميول نحو أسفل ماسورة سحب المياه من الخزان. ويركز على استخدام الأسمنت المقاوم للأملاح والكبريتات في بناء الخزانات تحت الأرضية مع وضع مواد مانعة للرشح إلى خلطة خرسانة القاعدة والجدران والسقف. وطلاء جدرانه وأرضياته بمادة تمنع تسرب المياه ومراعاة ألا تكون خطرة على الصحة العامة. وماده مانعة لتكون الطحالب غير سامة. وأن يعلو قاع الخزان العلوي عن سطح المبنى بمسافة مناسبة شاملا التهوية وارتفاعاتها عن مستوى سطح المبنى.
publié par semmoudi brahim dans: PROJET URBAIN
Samedi 26 Janvier 2008

Pour les articles homonymes, voir Urbanisme


L'urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui exercent ce métier sont des urbanistes.

Selon les traditions académiques cette discipline est tantôt associée à l'architecture, tantôt à la géographie selon l'aspect mis en avant, l'intervention urbaine ou l'étude théorique.

Définitions

En tant que champ disciplinaire (ou scientifique), les théories de l'urbanisme sont en étroite filiation avec les sciences humaines (géographie, économie, science juridique, écologie, anthropologie, science politique, sociologie).!
En tant que champ professionnel, les pratiques et techniques de l'urbanisme découlent de la mise en œuvre des politiques urbaines (habitat, logement, transport, environnement, zones d'activités économiques et appareil commercial). Cette deuxième dimension recoupe la planification urbaine et la gestion de la cité (au sens antique du terme), en maximisant le potentiel géographique en vue d'une meilleure harmonie des usages et du bien-être des utilisateurs (résidents, actifs, touristes).
La notion apparait avec l'ingénieur catalan, Ildefons Cerdà et son ouvrage Théorie générale de l'urbanisation paru en 1867. Il fit son apparition en France en 1910.

En 1911, la Société française des urbanistes est fondée. Issue des courants humanistes et hygiénistes de la fin du XIXe siècle, cette société savante réunit depuis ses origines les urbanistes de tous modes d'exercice (public, para public et privé) sur la base de critères professionnels. Ses actions constituent une véritable force de propositions, qui se manifeste notamment dans la vision des urbanistes pour la ville du XXIe siècle et la Nouvelle Charte d'Athènes. La SFU représente les urbanistes de France au Conseil européen des urbanistes.

Aujourd'hui, on peut « définir l'urbanisme comme recouvrant l'ensemble des activités humaines, du moment qu'elles s'articulent, dans le temps, avec les territoires » (source : Société française des urbanistes). Aussi, si urbanisme rime depuis ses origines avec humanisme, urbanisme rime tout autant aujourd'hui avec développement durable.

C'est à partir de 1953 que l'&Eacute;cole des Beaux-Arts de Paris enseigne l'urbanisme à ses étudiants. Un ouvrage de référence permet de mieux saisir les véritables enjeux de l'urbanisme, sous une forme pédagogique Urbanisme, Utopies et réalité de Françoise Choay (1965), qui est une anthologie des différents concepts urbanistiques développés depuis plusieurs siècles.

On peut dater la constitution du champ de l'urbanisme entre 1870 et 1970

Enjeux et applications professionnelles

L'objectif de l'urbaniste est de donner une lecture de la ville et d'un territoire. Son travail porte sur l'aménagement des espaces publics et privés, sur l'organisation du bâti et des activités économiques, la répartition des équipements (services publics), et d'une manière générale sur la morphologie de la ville et l'organisation des réseaux qui la composent. (la forme anciennement établie)

Le travail de l'urbaniste, loin de se réduire à un aspect réglementaire, vise à mettre en forme le projet territorial des collectivités. Son rôle est d'anticiper les besoins des populations afin de proposer un développement urbain efficace sur le plan socioéconomique et durable sur le plan environnemental. Pour ce faire, il contribue à l'élaboration de documents d'urbanisme pour la collectivité territoriale concernée, en planifiant les équipements nécessaires (espaces publics, espaces verts, réseaux d'eau potable, d'assainissement, éclairage public, électricité, gaz, réseaux de communication).

L'urbanisme peut ainsi s'exercer dans un cadre public (collectivités territoriales ou services de l'&Eacute;tat) ou dans un cadre privé (bureaux d'études), dont le rôle s'apparente principalement à de l'assistance à la maîtrise d'ouvrage ou de la maîtrise d'œuvre.

L'urbanisme, compte tenu de son caractère pluridisciplinaire, intéresse plusieurs catégories professionnelles selon le domaine d'étude: des architectes, des ingénieurs, des économistes, et des juristes, des sociologues, des géographes, des paysagistes, et même des archéologues, des historiens et des psychologues, auquel il devrait être fait appel pour l'établissement des plans d'urbanisme ou pour le lancement des opérations d'urbanisme, en fonction des moyens disponibles.
On forme aussi, pour résoudre ce problème de pluridisciplinarité, des urbanistes, ou aménageurs, et des environnementalistes, qui reçoivent une formation pluridisciplinaire dans des instituts d'urbanisme spécialisés de 3e Cycle, comme le plus ancien, l'Institut d'urbanisme de Paris XII, et le plus exemplaire, l'Institut d'Urbanisme de la Sorbonne (Paris IV), dont la codirection est assurée conjointement par des professeurs et des professionnels de la Société Française des Urbanistes (S.F.U.) .

Les premiers instituts d'urbanisme apparaissent en France autour des années 1920 avec les premiers "logements sociaux". D'autres formations, plus récentes, issues du town planning américain proposent également des cursus adaptés aux métiers du marketing territorial.


Les différents aspects de la politique d'urbanisme

Dans le champ professionnel, on peut considérer deux catégories d'urbanisme : L'urbanisme règlementaire (cf. Droit de l'urbanisme): il s'agit de créer un document d'urbanisme (comme en France le Plan d'occupation des sols remplacé par le Plan local d'urbanisme depuis la loi Solidarité et Renouvellement Urbain de 2000, ou la Carte communale, ou au Québec le schéma d'aménagement et le plan de zonage, en Belgique (Wallonie) le Plan de secteur) qui définit des règles d'urbanisation a priori au sein de périmètres découpés sur le territoire communal. Ce travail, également appelé planification, peut dans certains cas concerner plusieurs communes, afin d'obtenir une cohérence sur l'ensemble d'une agglomération (tel qu'en France pour le Schéma de cohérence territoriale, SCOT ou le Plan local d'urbanisme communal ou intercommunal). L'urbanisme opérationnel : il s'agit de créer un projet d'aménagement, en espace libre, ou en tissu ancien (rénovation, restauration ou "réhabilitation"), en s'appuyant sur la procédure de zone d'aménagement concerté (Z.A.C.) ou celle de lotissement, pour lequel projet on délimitera un périmètre et un règlement d'occupation du sol.

Ces deux aspects de l'urbanisme sont complétés en amont par une réflexion globale sur le fonctionnement et l'avenir du quartier, de la ville ou de l'agglomération. Ce travail pose les bases d'une stratégie sur l'aménagement d'un ensemble cohérent, voire d'une politique d'appréhension de la ville. Cela consiste le plus souvent à formaliser en amont un diagnostic territorial.

Actuellement, en France, l'échec ressenti des grandes opérations d'aménagement de l'après guerre, inspirés de la vision moderniste des CIAM qui ont développé la théorie du « zoning » ou zonage (le découpage du territoire en zones fonctionnellement différenciées) poussent les théoriciens et acteurs de l'urbanisme à éviter le découpage foncier arbitraire au profit d'un projet et d'une vision globale sur le territoire.



L'urbanisation est le phénomène par lequel l'habitat humain se développe autour de villes existantes, généralement dans des territoires jugés attractifs ou pour des raisons culturelles et historiques (Capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes..), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnées autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main d'oeuvre bien formée, et/ou bon marché).
L'urbanisation présente depuis les années 1800 un caractère exponentiel qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. L'écologie urbaine née à la fin du XXe siècle tente d'atténuer les impacts socio-environnementaux négatifs de la ville. Il existe des cas particuliers de villes construites par des réfugiés, de villes-ghetto, ou de villes liées aux Goulags ou bagnes.


Urbanisation et consommation de ressources

La ville consomme de l'espace et des ressources plus ou moins renouvelables, dans un monde limité.
Les villes occupent souvent de riches terres, en zones alluviales et sur les littoraux.
Or, même s'il existe des velléités expérimentales et marginales de quartiers ou construction autarciques ou plus ou moins énergétiquement autonomes (Biosphère I, Biosphère II) , les villes ne sont jamais autonomes, et l'urbanisation se fait généralement au détriment de l'agriculture périurbaine. La ville ou l'établissement humain ne peuvent exister sans l'agriculture nourricière, sans la nature qui produit 100 % de l'oxygène vitalement nécessaire aux habitants, sans de nombreuses ressources périphériques nécessaire pour la construction, l'entretien, la fourniture d'énergie et sans la possibilité d'évacuer en flux continu les milliards de tonnes de déchets gazeux, solides et liquides qui asphyxieraient en quelques heures n'importe quelle grande ville riche enfermée dans une bulle étanche. La FAO promeut des expérimentations d'agriculture urbaine, notamment dans les pays pauvres. Dans les années 1990, les approches dites de développement durable ont mis en évidence que les modèles économiques et urbanistiques dominants avaient produit des systèmes non-durables et à terme insoutenables d'habitat et de production/transformation, de transport et de consommation. Forêts/bois, eau, air, sol, foncier, agriculture, pêche, puits de carbone, énergies douces, propres, sûres et renouvelables, gestion des déchets, transports, etc. ne suffiront pas aux besoins croissants de la périurbanisation, et deviennent donc des domaines stratégiques et vitaux pour la société. On parle alors de ville renouvelée sur elle-même, et le calcul de l'empreinte écologique transforme un pressentiment confus en une évidence et une alerte pour les urbanistes et aménageurs.


La pression urbaine

Bien que l'efficience énergétique progresse, et notamment dans les pays riches, ses effets positifs sont largement contrés et annulés par le gaspillage énergétique qui reprend depuis quelques années et par le fait que la consommation de ressource pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables ne cesse de croître. Le métabolisme urbain tels que conçu dans les années d'après guerre puis à l'ère de la périurbanisation est particulièrement « gourmand » en ressources (espace, énergie, matériaux..). Le calcul de l'empreinte écologique en convertissant pédagogiquement ces ressources en équivalent-surface bioproductive, bien plus facile à visualiser que les "équivalents tonnes de pétrole", ou tonnes-équivalent-toxiques, ou tonnes de gaz à effet de serre, etc. Il suffit maintenant de se rapporter à la surface des terres émergées productives, divisées par le nombre d'habitants pour prendre conscience de la pression réelle que nous exerçons sur la planète. La ville dense, mais construite ou réhabilitée avec les principes de la HQE (Haute qualité environnementale) reprend alors de son intérêt.


Les raisons de l'urbanisation

De nombreux facteurs historiques, politiques et socioculturels peuvent expliquer l'urbanisation croissante :

L'exode rural et le développement d'une société tournée vers l'industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d'emploi salarié. L'attrait culturel et politique des villes, en particulier des capitales, encourage l'arrivée de nouveaux habitants, malgré des hausses chroniques de loyers et de prix du foncier. Ce prix encourage une densification des constructions et l'exploitation du sous-sol (parkings, garages, commerces parfois)

Les décisions politiques relatives à l'aménagement du territoire encadrent le développement des villes existantes ou créent ex nihilo des villes nouvelles. Le plan d'occupation des sols (ou POS) ou le plan local d'urbanisme (ou PLU) et le PADD, sont en France les principaux outils permettant aux collectivités d'appliquer ces politiques. Les techniques d'urbanisme orientent durablement l'occupation de l'espace dans les villes, les élus et techniciens étant par ailleurs confrontés à de nombreuses pressions contradictoire des habitants, commerçants, industriels, aménageurs, etc.

L'attrait touristique de certaines régions très ensoleillées, enneigées en hiver ou proches de la mer a conduit au développement d'un habitat dense. On parle de mitage ou d'étalement urbain, voire de bétonnage du littoral pour décrire une occupation progressive et inéluctable de certaines vallées et littoraux. Le terme de baléarisation désigne par exemple la construction d'immeubles fonctionnels sur l'intégralité du front de mer pour accueillir de façon massive les touristes. L'urbanisation détruit alors le paysage même qui l'a fait naître.


Les modes d'urbanisation

Les villes peuvent se développer de façon horizontale ou verticale, voire les deux à la fois. Le développement horizontal est tantôt concentrique, dendritique, ou linéaire (fréquent dans les vallées, ou sur le bord d'axes importants), ceci en fonction du contexte biogéographique, politique ou historique (incluant l'évolution des conditions historiques de propriété). L'urbanisme s'appuie généralement sur l'existant, sur le réseau de transport et sur un ou plusieurs centres ou pôles (développement multi-polaires). De nombreuses villes nouvelles ont été crées. Hormis dans le cas de villes champignons liées à la découverte de filons d'or, ou de ressources rapidement épuisée, ou dans le cas de cités touchées par les retombées de Tchernobyl, depuis les années 1700, il est rare que les villes se stabilisent, disparaissent ou décroissent. Même Hiroshima et Nagasaki, ou les villes rasées durant la Première Guerre mondiale ou durant la seconde guerre mondiale, ou lors d'autres conflits ont rapidement été reconstruites et se sont développées. Ce n'est pourtant que dans les années 1970 avec les villes nouvelles, et dans les années 1990 que les urbanistes ont commencé à réfléchir aux conditions de soutenabilité du développement urbain. Et il faut attendre les années 2000 pour voire apparaître les premiers quartiers HQE (Bedzed par exemple à Londres) et 2006 pour le premier projet de ville HQE (en Chine).


Bibliographie

Marc Wiel, La transition urbaine, ou la Passage de la ville pédestre à la ville motorisée, 2000, Bruxelles, Mardaga,
Guy Ankerl, Urbanisation rapide en Afrique tropicale. Faits, conséquances et politiques.
Paris, Berger-Levrault, 1987, ISBN 2-7013-0673-6
publié par semmoudi brahim dans: PROJET URBAIN
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