Enfin, le mur est un important élément architectural de la maison, il a pour rôle de protéger les habitations humaines contre le monde extérieur. Pourtant, dans le cas du mur sans toit, sa fonction externe qui est présentée à tout le monde est politique; par contre, sa fonction interne qui garde un endroit secret lui-même est préservée [7] .
Avec la notion " Le mur comme une surface ", Unwin (2000) présente les murs comme « un visage » vivant de la vie. On tente de mettre des images sur un mur plat, on va voir les images et tout à coup, on oublie que c’est un mur. On ne reconnaît plus que ce mur est un mur, on ne sait plus que dans notre appartement il y a des murs. Alors, la surface d'un mur est, simplement et profondément, une interface de l'espace que nous pouvons occuper.
Le mur présente sa surface immédiatement à la vue, plus facilement que celle contre terre. On peut donc graver une figure, des mots ou des annonces sur un mur ou sur une façade de maison (Figure 2.01).
Les surfaces des murs sont utilisées de différentes manières et pour plusieurs objectifs. On y attache des notices, des affiches, des annonces, des journaux. On grave sur les murs les graffitis et les slogans. On les cache avec des images, des symboles, des icônes, des ornements et des modèles [8] (Figure 2.02). On y énumère des règles et les points de jeux, les lois et les punitions de la société. On les couvre par des cartes de l'espace et des horaires. Alors, les murs rassemblent des secrets et des devises, des signes et des messages, des questions et des prières. Ils sont absolument «un visage» vivant de la vie.
Au fil du temps, les gens utilisent l'expression « nos quatre murs » pour définir un lieu existentiel qui indique exactement la conception de l’habitation. Il est donc le point de départ et également de destination de toutes nos expéditions vers le monde extérieur. «Nos quatre murs» définissent en même temps un premier et élémentaire état architectural: l'homme reste dans un espace limité par les murs, isolé de l'extérieur [9] (Figure 2.03). Aussi, selon Flusser (1973), les murs posent «une alternative typiquement humaine» : on abandonne les murs afin de conquérir le monde extérieur ou on reste dans les murs afin de se trouver soi-même.
La première tâche de l'architecture est d’enfermer un espace. L’acte de clôturer par des murs donne à l’architecture une place spéciale parmi tous les autres arts. Il ne crée pas simplement qu’un objet dans un espace, mais crée également un milieu avec des relations sociales. Dans l’architecture et ainsi dans la vie, le besoin de la clôture est important au même titre que le besoin de couverture de cet espace [10] . Pourtant, les murs ne sont pas achevés parce qu'ils sont encore ouverts au-dessus. Quand l'espace entre les murs devient trop étroit pour les mouvements intérieurs, et qu'il semble alors difficile d'y respirer, le mur devient une obsession pour les gens qui s'y confrontent. On a donc une tendance à abattre les murs par l’orientation verticale.
Aussi, selon Unwin (2000), les murs comportent une multitude de significations: morale, sociale, personnelle, politique, militaire, philosophique, symbolique, religieuse, psychologique, esthétique, poétique, etc. Ils sont un obstacle à la liberté et au mouvement. En refusant l’espace, ils créent également l'espace; en créant ou en définissant l'espace, ils contribuent à la formation de nouveaux espaces. De plus, les murs sont les produits de notre esprit, et ils sont notre confinement. Les murs sont considérés comme les barrières de la liberté et de la communauté, mais en même temps, ces «barrières» nous protégent, nous aident à maintenir la paix et garder l'esprit tranquille.
Le développement de la science et les conditions nécessaires à la vie ont été les motivations des nouvelles fonctions du mur. La conséquence logique a été que le mur a été analysé en différentes couches, chaque division proposant une fonction différente. Ceci a été fait pour résoudre le problème de l'éclairage, de la ventilation, de la protection contre le soleil, de la division de pièce, et bien sûr, du support de toiture, etc,...en utilisant la science et la technologie les plus récentes dans tous les cas. Au Vietnam, surtout dans le delta du Tonkin, les maisons sont beaucoup conditionnées par le climat tropical-humide, il y a donc des éléments importants sur les murs de façade tel que l’auvent, le balcon, le brise-soleil, la grille de ventilation, le revêtement extérieur spécial qui permettent de gérer l'humidité (Figure 2.04). Ceux-ci sont des éléments particuliers du mur de façade des maisons et ils en représentent ses principales caractéristiques architecturales.
Quant au thème de l’expression du mur, Neumeyer (1999) affirme que la caractéristique de base de toute décoration d'un mur est la conquête de mur lui-même. Le mur n'est pas seulement un mur, mais c'est un miroir pour l'homme, un écran de projection sur lequel il veut s'abandonner à son illusion et s'identifier [11] . Le mur est parfois considéré comme la toile blanche de l'architecture, une surface sur laquelle «l’architecture» est appliquée. Mais il est beaucoup plus que cela. Le mur lui-même est un outil puissant utilisé par l’architecte. Par l'arrangement des murs, l'architecte représente ses buts ou les buts du client, ainsi que les matrices spéciales de nos vies.
Aussi, les murs sont une affirmation du contrôle, de l'ordre, une manifestation de la civilisation du monde. Ils sont des agents et des manifestations symboliques de l'ordre, des conflits et de la vie dans le monde.
Enfin, Unwin (2000) fait état des expressions du mur en pierre qui peut exprimer beaucoup de significations, car la pierre nous donne des impressions différentes, même l'épaisseur du mur, la taille et l'apparence ont été influencées par les caractères de la pierre. D’ailleurs, l'existence d'un mur atteste l'existence des gens qui l'ont construit, il représente également les types de décoration du bâtiment.
Par exemple, les pierres polygonales peuvent être mises ensemble comme une scie qui n’est pas déterminée; tandis que des pierres semblables peuvent être rangées selon des modèles différents pour des expressions différentes. Les grandes pierres rectangulaires pourraient être utilisées comme des coins, aux bords et aux coins d’un mur pour augmenter la résistance de la structure vulnérable du mur (Figure 2.05).
Selon Quatremère de Quincy (1832), le Type est le principe et l’origine d’une forme adaptée à un usage. L’application de la connaissance générale du type à l’échelle des façades d'une maison est l’acception de Type de façade (Figure 2.10). Aussi, si deux ou plusieurs façades de maisons ont des caractères analogues [12] , il est possible de les regrouper sous un terme spécifique: elles appartiennent alors à un même type de façade. Les éléments qui composent un objet permettent de les distinguer les uns des autres, de rapprocher dans une même catégorie ceux de même structure et pour une catégorie donnée, de dresser un tableau montrant la combinatoire des formes de façade et des éléments sur la façade.
Dans cette recherche, on parle de «type» et de «maison», quelle est la distinction entre ces termes? Le type est un schéma abstrait, distributif, fonctionnel ou formel; tandis que la maison (ou le bâti) est un objet réellement existant, construit, qui coïncide à peu près avec le terme de modèle parce qu'elle peut être l'objet d'une imitation directe d'une partie ou de tous ses caractères d'une autre maison. Par conséquent, le «type» ne semble possible que comme évaluation analytique de la maison-modèle (Caniggia, 2000).
On peut proposer la définition suivante de Ching (1996):
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L'urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui exercent ce métier sont des urbanistes.
Selon les traditions académiques cette discipline est tantôt associée à l'architecture, tantôt à la géographie selon l'aspect mis en avant, l'intervention urbaine ou l'étude théorique.
Définitions
En tant que champ disciplinaire (ou scientifique), les théories de l'urbanisme sont en étroite filiation avec les sciences humaines (géographie, économie, science juridique, écologie, anthropologie, science politique, sociologie).!
En tant que champ professionnel, les pratiques et techniques de l'urbanisme découlent de la mise en œuvre des politiques urbaines (habitat, logement, transport, environnement, zones d'activités économiques et appareil commercial). Cette deuxième dimension recoupe la planification urbaine et la gestion de la cité (au sens antique du terme), en maximisant le potentiel géographique en vue d'une meilleure harmonie des usages et du bien-être des utilisateurs (résidents, actifs, touristes).
La notion apparait avec l'ingénieur catalan, Ildefons Cerdà et son ouvrage Théorie générale de l'urbanisation paru en 1867. Il fit son apparition en France en 1910.
En 1911, la Société française des urbanistes est fondée. Issue des courants humanistes et hygiénistes de la fin du XIXe siècle, cette société savante réunit depuis ses origines les urbanistes de tous modes d'exercice (public, para public et privé) sur la base de critères professionnels. Ses actions constituent une véritable force de propositions, qui se manifeste notamment dans la vision des urbanistes pour la ville du XXIe siècle et la Nouvelle Charte d'Athènes. La SFU représente les urbanistes de France au Conseil européen des urbanistes.
Aujourd'hui, on peut « définir l'urbanisme comme recouvrant l'ensemble des activités humaines, du moment qu'elles s'articulent, dans le temps, avec les territoires » (source : Société française des urbanistes). Aussi, si urbanisme rime depuis ses origines avec humanisme, urbanisme rime tout autant aujourd'hui avec développement durable.
C'est à partir de 1953 que l'École des Beaux-Arts de Paris enseigne l'urbanisme à ses étudiants. Un ouvrage de référence permet de mieux saisir les véritables enjeux de l'urbanisme, sous une forme pédagogique Urbanisme, Utopies et réalité de Françoise Choay (1965), qui est une anthologie des différents concepts urbanistiques développés depuis plusieurs siècles.
On peut dater la constitution du champ de l'urbanisme entre 1870 et 1970
Enjeux et applications professionnelles
L'objectif de l'urbaniste est de donner une lecture de la ville et d'un territoire. Son travail porte sur l'aménagement des espaces publics et privés, sur l'organisation du bâti et des activités économiques, la répartition des équipements (services publics), et d'une manière générale sur la morphologie de la ville et l'organisation des réseaux qui la composent. (la forme anciennement établie)
Le travail de l'urbaniste, loin de se réduire à un aspect réglementaire, vise à mettre en forme le projet territorial des collectivités. Son rôle est d'anticiper les besoins des populations afin de proposer un développement urbain efficace sur le plan socioéconomique et durable sur le plan environnemental. Pour ce faire, il contribue à l'élaboration de documents d'urbanisme pour la collectivité territoriale concernée, en planifiant les équipements nécessaires (espaces publics, espaces verts, réseaux d'eau potable, d'assainissement, éclairage public, électricité, gaz, réseaux de communication).
L'urbanisme peut ainsi s'exercer dans un cadre public (collectivités territoriales ou services de l'État) ou dans un cadre privé (bureaux d'études), dont le rôle s'apparente principalement à de l'assistance à la maîtrise d'ouvrage ou de la maîtrise d'œuvre.
L'urbanisme, compte tenu de son caractère pluridisciplinaire, intéresse plusieurs catégories professionnelles selon le domaine d'étude: des architectes, des ingénieurs, des économistes, et des juristes, des sociologues, des géographes, des paysagistes, et même des archéologues, des historiens et des psychologues, auquel il devrait être fait appel pour l'établissement des plans d'urbanisme ou pour le lancement des opérations d'urbanisme, en fonction des moyens disponibles.
On forme aussi, pour résoudre ce problème de pluridisciplinarité, des urbanistes, ou aménageurs, et des environnementalistes, qui reçoivent une formation pluridisciplinaire dans des instituts d'urbanisme spécialisés de 3e Cycle, comme le plus ancien, l'Institut d'urbanisme de Paris XII, et le plus exemplaire, l'Institut d'Urbanisme de la Sorbonne (Paris IV), dont la codirection est assurée conjointement par des professeurs et des professionnels de la Société Française des Urbanistes (S.F.U.) .
Les premiers instituts d'urbanisme apparaissent en France autour des années 1920 avec les premiers "logements sociaux". D'autres formations, plus récentes, issues du town planning américain proposent également des cursus adaptés aux métiers du marketing territorial.
Les différents aspects de la politique d'urbanisme
Dans le champ professionnel, on peut considérer deux catégories d'urbanisme : L'urbanisme règlementaire (cf. Droit de l'urbanisme): il s'agit de créer un document d'urbanisme (comme en France le Plan d'occupation des sols remplacé par le Plan local d'urbanisme depuis la loi Solidarité et Renouvellement Urbain de 2000, ou la Carte communale, ou au Québec le schéma d'aménagement et le plan de zonage, en Belgique (Wallonie) le Plan de secteur) qui définit des règles d'urbanisation a priori au sein de périmètres découpés sur le territoire communal. Ce travail, également appelé planification, peut dans certains cas concerner plusieurs communes, afin d'obtenir une cohérence sur l'ensemble d'une agglomération (tel qu'en France pour le Schéma de cohérence territoriale, SCOT ou le Plan local d'urbanisme communal ou intercommunal). L'urbanisme opérationnel : il s'agit de créer un projet d'aménagement, en espace libre, ou en tissu ancien (rénovation, restauration ou "réhabilitation"), en s'appuyant sur la procédure de zone d'aménagement concerté (Z.A.C.) ou celle de lotissement, pour lequel projet on délimitera un périmètre et un règlement d'occupation du sol.
Ces deux aspects de l'urbanisme sont complétés en amont par une réflexion globale sur le fonctionnement et l'avenir du quartier, de la ville ou de l'agglomération. Ce travail pose les bases d'une stratégie sur l'aménagement d'un ensemble cohérent, voire d'une politique d'appréhension de la ville. Cela consiste le plus souvent à formaliser en amont un diagnostic territorial.
Actuellement, en France, l'échec ressenti des grandes opérations d'aménagement de l'après guerre, inspirés de la vision moderniste des CIAM qui ont développé la théorie du « zoning » ou zonage (le découpage du territoire en zones fonctionnellement différenciées) poussent les théoriciens et acteurs de l'urbanisme à éviter le découpage foncier arbitraire au profit d'un projet et d'une vision globale sur le territoire.
L'urbanisation est le phénomène par lequel l'habitat humain se développe autour de villes existantes, généralement dans des territoires jugés attractifs ou pour des raisons culturelles et historiques (Capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes..), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnées autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main d'oeuvre bien formée, et/ou bon marché).
L'urbanisation présente depuis les années 1800 un caractère exponentiel qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. L'écologie urbaine née à la fin du XXe siècle tente d'atténuer les impacts socio-environnementaux négatifs de la ville. Il existe des cas particuliers de villes construites par des réfugiés, de villes-ghetto, ou de villes liées aux Goulags ou bagnes.
Urbanisation et consommation de ressources
La ville consomme de l'espace et des ressources plus ou moins renouvelables, dans un monde limité.
Les villes occupent souvent de riches terres, en zones alluviales et sur les littoraux.
Or, même s'il existe des velléités expérimentales et marginales de quartiers ou construction autarciques ou plus ou moins énergétiquement autonomes (Biosphère I, Biosphère II) , les villes ne sont jamais autonomes, et l'urbanisation se fait généralement au détriment de l'agriculture périurbaine. La ville ou l'établissement humain ne peuvent exister sans l'agriculture nourricière, sans la nature qui produit 100 % de l'oxygène vitalement nécessaire aux habitants, sans de nombreuses ressources périphériques nécessaire pour la construction, l'entretien, la fourniture d'énergie et sans la possibilité d'évacuer en flux continu les milliards de tonnes de déchets gazeux, solides et liquides qui asphyxieraient en quelques heures n'importe quelle grande ville riche enfermée dans une bulle étanche. La FAO promeut des expérimentations d'agriculture urbaine, notamment dans les pays pauvres. Dans les années 1990, les approches dites de développement durable ont mis en évidence que les modèles économiques et urbanistiques dominants avaient produit des systèmes non-durables et à terme insoutenables d'habitat et de production/transformation, de transport et de consommation. Forêts/bois, eau, air, sol, foncier, agriculture, pêche, puits de carbone, énergies douces, propres, sûres et renouvelables, gestion des déchets, transports, etc. ne suffiront pas aux besoins croissants de la périurbanisation, et deviennent donc des domaines stratégiques et vitaux pour la société. On parle alors de ville renouvelée sur elle-même, et le calcul de l'empreinte écologique transforme un pressentiment confus en une évidence et une alerte pour les urbanistes et aménageurs.
La pression urbaine
Bien que l'efficience énergétique progresse, et notamment dans les pays riches, ses effets positifs sont largement contrés et annulés par le gaspillage énergétique qui reprend depuis quelques années et par le fait que la consommation de ressource pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables ne cesse de croître. Le métabolisme urbain tels que conçu dans les années d'après guerre puis à l'ère de la périurbanisation est particulièrement « gourmand » en ressources (espace, énergie, matériaux..). Le calcul de l'empreinte écologique en convertissant pédagogiquement ces ressources en équivalent-surface bioproductive, bien plus facile à visualiser que les "équivalents tonnes de pétrole", ou tonnes-équivalent-toxiques, ou tonnes de gaz à effet de serre, etc. Il suffit maintenant de se rapporter à la surface des terres émergées productives, divisées par le nombre d'habitants pour prendre conscience de la pression réelle que nous exerçons sur la planète. La ville dense, mais construite ou réhabilitée avec les principes de la HQE (Haute qualité environnementale) reprend alors de son intérêt.
Les raisons de l'urbanisation
De nombreux facteurs historiques, politiques et socioculturels peuvent expliquer l'urbanisation croissante :
L'exode rural et le développement d'une société tournée vers l'industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d'emploi salarié. L'attrait culturel et politique des villes, en particulier des capitales, encourage l'arrivée de nouveaux habitants, malgré des hausses chroniques de loyers et de prix du foncier. Ce prix encourage une densification des constructions et l'exploitation du sous-sol (parkings, garages, commerces parfois)
Les décisions politiques relatives à l'aménagement du territoire encadrent le développement des villes existantes ou créent ex nihilo des villes nouvelles. Le plan d'occupation des sols (ou POS) ou le plan local d'urbanisme (ou PLU) et le PADD, sont en France les principaux outils permettant aux collectivités d'appliquer ces politiques. Les techniques d'urbanisme orientent durablement l'occupation de l'espace dans les villes, les élus et techniciens étant par ailleurs confrontés à de nombreuses pressions contradictoire des habitants, commerçants, industriels, aménageurs, etc.
L'attrait touristique de certaines régions très ensoleillées, enneigées en hiver ou proches de la mer a conduit au développement d'un habitat dense. On parle de mitage ou d'étalement urbain, voire de bétonnage du littoral pour décrire une occupation progressive et inéluctable de certaines vallées et littoraux. Le terme de baléarisation désigne par exemple la construction d'immeubles fonctionnels sur l'intégralité du front de mer pour accueillir de façon massive les touristes. L'urbanisation détruit alors le paysage même qui l'a fait naître.
Les modes d'urbanisation
Les villes peuvent se développer de façon horizontale ou verticale, voire les deux à la fois. Le développement horizontal est tantôt concentrique, dendritique, ou linéaire (fréquent dans les vallées, ou sur le bord d'axes importants), ceci en fonction du contexte biogéographique, politique ou historique (incluant l'évolution des conditions historiques de propriété). L'urbanisme s'appuie généralement sur l'existant, sur le réseau de transport et sur un ou plusieurs centres ou pôles (développement multi-polaires). De nombreuses villes nouvelles ont été crées. Hormis dans le cas de villes champignons liées à la découverte de filons d'or, ou de ressources rapidement épuisée, ou dans le cas de cités touchées par les retombées de Tchernobyl, depuis les années 1700, il est rare que les villes se stabilisent, disparaissent ou décroissent. Même Hiroshima et Nagasaki, ou les villes rasées durant la Première Guerre mondiale ou durant la seconde guerre mondiale, ou lors d'autres conflits ont rapidement été reconstruites et se sont développées. Ce n'est pourtant que dans les années 1970 avec les villes nouvelles, et dans les années 1990 que les urbanistes ont commencé à réfléchir aux conditions de soutenabilité du développement urbain. Et il faut attendre les années 2000 pour voire apparaître les premiers quartiers HQE (Bedzed par exemple à Londres) et 2006 pour le premier projet de ville HQE (en Chine).
Bibliographie
Marc Wiel, La transition urbaine, ou la Passage de la ville pédestre à la ville motorisée, 2000, Bruxelles, Mardaga,
Guy Ankerl, Urbanisation rapide en Afrique tropicale. Faits, conséquances et politiques.
Paris, Berger-Levrault, 1987, ISBN 2-7013-0673-6

